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Gloss Planète & Engagements · Dossier Maison · Dior

Dior, Des Ateliers Aux Jardins

Une silhouette Dior commence par un dessin, une toile et des mains capables de donner du mouvement à la matière. Un bijou transforme l’or et les pierres en fleurs, en dentelles ou en cannage. Un parfum peut nous conduire jusqu’à Grasse, tandis qu’un soin nous ramène vers une rose normande, un iris de Toscane ou une vigne de Château d’Yquem. Derrière les créations de la Maison apparaît ainsi une géographie beaucoup plus vaste : ateliers, jardins, laboratoires, filières, savoir-faire et territoires vivants que Gloss Planète & Engagements choisit de parcourir pas à pas.


Les Axes De Lecture Gloss
Savoir-Faire & Transmission
Haute Couture · Ateliers · Maroquinerie · Gestes · Réparation

Entrer dans les ateliers pour observer comment une idée devient matière, comment les gestes se transmettent et comment entretien, réparation et qualité de fabrication peuvent prolonger l’histoire d’une création bien après sa sortie de collection.

Joaillerie & Horlogerie
Or · Pierres · Couleur · Ateliers · Temps

Suivre les matières précieuses jusqu’aux ateliers parisiens et suisses, découvrir les gestes du joaillier et de l’horloger et comprendre comment l’origine des matières rejoint progressivement l’histoire créative des bijoux et des montres Dior.

Beauté & Parfum
Jardins · Fleurs · Dior Science · Formulation · Recharge

Remonter des parfums et des soins vers leurs plantes, leurs jardins et les recherches qui les entourent, depuis la Rose de Granville jusqu’au longoza, à l’iris, aux fleurs de Grasse et aux matières étudiées par Dior Science.

Biodiversité & Territoires
Jardins · Écosystèmes · Forêts · Espèces · Conservation

Élargir le regard autour des plantes cultivées pour retrouver sols, paysages et espèces sauvages, puis suivre les programmes qui conduisent Dior des jardins jusqu’aux territoires du lynx, du jaguar et du puma.


Le Regard · Suivre La Création Jusqu’À Ce Qui La Rend Possible

Chez Dior, tout semble commencer par la création. Une ligne dessinée par Christian Dior, une fleur observée dans un jardin, une matière choisie pour son tombé, une pierre dont la couleur attire l’œil ou quelques notes déposées sur une touche peuvent devenir le premier chapitre d’une histoire beaucoup plus longue.

Lorsque l’on s’approche, le vêtement révèle les ateliers qui l’ont construit. Le sac nous ramène vers le cuir et les gestes de la maroquinerie. Le bijou nous conduit jusqu’à l’or, aux pierres et au sertissage. Le parfum ouvre la porte des fleurs de Grasse et de Saint-Jean-de-Braye. Le soin nous entraîne vers les Jardins Dior, puis jusque dans les laboratoires où les propriétés d’une plante commencent à être observées, caractérisées et transformées.

La nature possède elle aussi une place singulière dans l’histoire de Dior. Christian Dior aimait profondément les fleurs et les jardins ; cet imaginaire continue de traverser la couture, la joaillerie, la parfumerie et la beauté. Mais lorsque Gloss suit aujourd’hui une rose, un iris ou une autre matière jusqu’à son origine, le décor devient territoire : derrière la fleur apparaissent le sol, les cultivateurs, les saisons et tout ce qui permet au vivant de continuer à exister autour d’elle.

La géographie s’agrandit encore lorsque l’on quitte les jardins. Les collaborations consacrées à la biodiversité nous font rencontrer des forêts, des montagnes, des corridors écologiques et de grands félins. Le lynx dans les massifs français, le jaguar au Mexique ou le puma au Chili appartiennent à des histoires très éloignées d’une robe ou d’un parfum, mais ils montrent jusqu’où peut conduire une exploration commencée par le rapport de la Maison au vivant.

Et partout réapparaissent les mains. Celles qui coupent une étoffe, façonnent un cuir, gravent l’or, sertissent une pierre, nouent un ruban ou réparent une création plusieurs années après sa fabrication. Certaines techniques sont anciennes ; d’autres rencontrent des matériaux, des outils ou des connaissances nouvelles. Leur continuité dépend de personnes capables de les pratiquer puis de les transmettre.

Gloss Planète & Engagements souhaite raconter Dior depuis cette profondeur. Non pas séparer la beauté de ce qui la rend possible, mais suivre les fils qui relient une création à sa matière, une matière à son territoire, un territoire à son vivant et un savoir-faire à celles et ceux qui le portent. Plus nous remontons l’histoire d’un objet Dior, plus la Maison s’ouvre sur un monde beaucoup plus grand qu’elle.


Une création Dior peut commencer
par un dessin, une fleur ou une pierre.
Il suffit ensuite de suivre son histoire :
elle nous conduit vers des ateliers,
des jardins, des territoires
et les mains qui leur donnent vie.

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© Dior – Visuel officiel | Source : Instagram

Gloss Planète & Engagements · Dior · Savoir-Faire
Des Ateliers Aux Mains Qui Font Vivre La Maison

Une silhouette Dior peut commencer par quelques traits sur une feuille. Mais entre le dessin et le vêtement apparaissent une toile, des volumes, des essayages, une étoffe que l’on observe avant de la couper et des mains capables de comprendre comment elle doit tomber, se tendre ou accompagner le mouvement. Lorsque la création entre dans l’atelier, l’idée cesse progressivement d’être abstraite : elle devient matière.

Dans les ateliers de Haute Couture du 30 Montaigne, cette transformation repose sur des savoir-faire que l’on ne découvre vraiment qu’en regardant travailler celles et ceux qui les maîtrisent. Modélisme, coupe, montage, broderie, finition ou ajustement forment une succession de gestes dont certains disparaîtront complètement lorsque la robe sera terminée. Le public verra une silhouette. L’atelier, lui, connaît toutes les étapes qui lui ont permis d’exister.

La matière demande elle aussi son propre apprentissage. Une mousseline ne répond pas comme un lainage, un satin ne possède pas le comportement d’un organza et un cuir n’accepte ni les mêmes gestes ni les mêmes erreurs qu’un textile. Une grande partie du savoir-faire consiste précisément à apprendre à écouter ce que la matière permet avant de chercher à lui imposer une forme.

La maroquinerie ouvre ainsi une autre école du geste. Couper, parer, assembler, coudre, préparer les tranches et construire progressivement le volume d’un sac demandent une précision différente de celle de la couture. Sur certaines créations emblématiques comme le Lady Dior, la régularité du cannage, la construction de la silhouette et la qualité des finitions réunissent plusieurs opérations qui ne sont presque plus perceptibles une fois l’objet achevé.

À travers son réseau d’ateliers et de manufactures en France, en Italie, en Allemagne, en Suisse ou au Portugal, Dior fait vivre une géographie de métiers extrêmement diverse. La Haute Couture et la Haute Joaillerie restent associées aux ateliers parisiens, l’horlogerie aux ateliers suisses, tandis que maroquinerie, souliers et prêt-à-porter mobilisent d’autres sites et partenaires spécialisés.

Mais un savoir-faire ne traverse pas les générations simplement parce qu’un atelier existe. Il faut qu’une personne expérimentée puisse montrer un geste, qu’une autre puisse l’essayer, se tromper, recommencer et progressivement comprendre ce que les mots seuls ne suffisent pas à expliquer. Chez Dior, cette transmission appartient aujourd’hui pleinement au patrimoine vivant de la Maison.

La communauté des Virtuoses LVMH met notamment en lumière certains artisans dont la maîtrise représente ces métiers d’excellence. Leur reconnaissance ne célèbre pas seulement la précision acquise au fil des années : elle rappelle aussi qu’un savoir-faire devient réellement durable lorsqu’il peut être partagé, enseigné et transmis à une nouvelle génération.

Cette continuité apparaît jusque dans des univers que l’on associerait moins spontanément à la couture. À Saint-Jean-de-Braye, certaines opérations de Parfums Christian Dior restent réalisées à la main. Le nœud de satin de l’extrait Miss Dior, le fil doré de J’adore ou le conditionnement de certaines créations de La Collection Privée prolongent le parfum par des gestes appris au contact d’artisans plus expérimentés.

La même logique accompagne aujourd’hui la durée des créations. Lorsqu’un sac, un soulier ou un vêtement revient plusieurs années plus tard dans l’univers Dior pour être entretenu ou réparé, l’artisan retrouve un objet qui possède déjà une histoire. La réparation ne recommence pas la fabrication depuis le début : elle observe ce qui a vécu, identifie ce qui doit être restauré puis intervient suffisamment pour permettre à la création de continuer son parcours.

Cette possibilité donne au savoir-faire une temporalité particulière. L’atelier ne travaille plus uniquement pour le jour où l’objet quitte la Maison. Il peut également accompagner ce qui vient après : l’usage, les marques du temps, l’entretien, la restauration et parfois la transmission à une autre personne.

Chez Dior, le geste apparaît alors comme un fil invisible reliant plusieurs générations de créations. Les silhouettes changent, les collections se succèdent, les matières évoluent et de nouveaux outils apparaissent. Mais une main continue d’en regarder une autre travailler. Et dans cet instant très simple se trouve peut-être l’une des formes les plus précieuses de continuité de la Maison.


Une création quitte un jour l’atelier.
Le geste, lui, doit y rester.
Il passe d’une main à une autre,
apprend de nouvelles matières,
répare ce que le temps a marqué
et continue ainsi
bien après la collection qui l’a vu naître.

Gloss Planète & Engagements · Dior · Joaillerie & Horlogerie
De La Pierre Au Bijou, Lorsque La Couture Devient Or Et Lumière

Une pierre peut avoir attendu des millions d’années avant d’arriver sur la table d’un joaillier. Elle possède déjà sa couleur, ses inclusions, sa transparence et cette singularité qui fera parfois naître tout le dessin autour d’elle. Chez Dior, la joaillerie commence souvent dans cette rencontre entre une matière précieuse et l’imaginaire de la Maison.

Depuis 1998, Victoire de Castellane développe pour Dior Joaillerie un monde où les jardins, la couture, les bals et les souvenirs de Christian Dior deviennent or, diamants et pierres de couleur. Tourmalines, aigues-marines, améthystes, grenats, opales, tanzanites ou émeraudes composent une palette dont la liberté semble parfois plus proche de celle d’un peintre que d’une joaillerie traditionnelle.

Les fleurs occupent une place particulière dans cette histoire. Le jardin de Christian Dior à Milly-la-Forêt inspire des compositions où pétales, feuillages et bouquets sont reconstruits dans le métal. L’or peut devenir tige ou dentelle, la laque apporter une couleur presque végétale et les pierres remplacer les nuances que la nature aurait confiées aux pigments d’une fleur.

La couture traverse les bijoux avec la même liberté. Galons, drapés, dentelles et cannage quittent le textile pour rejoindre une matière qui ne se plie ni ne se coud de la même manière. Le travail des ateliers consiste alors à produire une illusion fascinante : faire oublier pendant quelques secondes la rigidité de l’or pour lui donner le mouvement d’un tissu.

My Dior raconte merveilleusement ce passage. Le cannage, inspiré des chaises Napoléon III utilisées lors des premiers défilés de la Maison, devient un entrelacement de fils d’or. Dior documente la fabrication de certains bracelets à travers neuf étapes réalisées à la main : les éléments sont positionnés et assemblés un à un avant le polissage, l’insertion d’une lame d’or, le sertissage et les dernières finitions.

Dans l’atelier, la pierre rencontre enfin définitivement le métal. Mise en volume, assemblage, sertissage et polissage demandent des gestes capables de maintenir une gemme tout en laissant sa lumière continuer à circuler. Une grande partie du travail disparaît alors volontairement : lorsque le bijou est terminé, l’œil ne doit plus voir la difficulté technique mais seulement l’équilibre de la création.

Dior réalise ses collections de joaillerie dans ses ateliers parisiens. C’est là que les dessins de Victoire de Castellane passent progressivement du papier au volume et que des matières qui avaient jusque-là suivi des trajectoires séparées se rencontrent pour la première fois dans un même objet.

Mais avant Paris, l’or et les pierres possèdent déjà une histoire. Extraction, transformation, taille, négoce et sélection précèdent l’arrivée dans l’atelier. Suivre un bijou suffisamment loin conduit donc naturellement Gloss vers les chaînes d’approvisionnement et les dispositifs par lesquels Dior cherche à mieux encadrer, connaître et contrôler les partenaires participant à la fabrication de ses créations.

Cette remontée vers l’origine ne retire rien à la magie de la joaillerie. Elle l’agrandit. Une émeraude n’est plus seulement une couleur dans un bouquet imaginé par Victoire de Castellane ; elle redevient également une matière venue de la terre, passée entre de nombreuses mains avant de rencontrer celles du joaillier. Derrière quelques centimètres de lumière apparaît soudain une chaîne beaucoup plus longue.

L’horlogerie ajoute encore une dimension : le temps. Les montres Dior sont fabriquées dans les ateliers suisses de la Maison, où mécanisme, cadran, boîtier, pierres et métiers décoratifs doivent fonctionner ensemble. La D de Dior illustre particulièrement cette rencontre entre bijou et montre, jusqu’à faire du bracelet lui-même un territoire d’expression joaillière.

Sur La D My Dior, le cannage passe une nouvelle fois d’un métier à un autre. Dior documente notamment une maille en or jaune entièrement gravée à la main : deux jours de travail sont nécessaires au graveur pour construire le motif satiné puis les lignes géométriques du cannage. Un dessin né dans les salons de la Maison en 1947 finit ainsi, plusieurs décennies plus tard, gravé dans quelques centimètres d’or autour d’un poignet.

Et peut-être est-ce là que joaillerie et horlogerie révèlent une autre relation à la responsabilité : celle de la durée. Une pierre, un métal précieux ou une montre n’appartiennent pas naturellement au rythme d’une seule saison. Entretenue, contrôlée ou réparée, une création peut continuer à être portée, offerte puis transmise. La matière acquiert alors quelque chose que le dessin seul ne pouvait lui donner : une mémoire.

Chez Dior, nous aimons précisément ce voyage. Nous étions partis d’une pierre et d’une couleur. Nous avons rencontré le jardin de Milly-la-Forêt, les robes de couture, le cannage, les ateliers parisiens puis les horlogers suisses. Et lorsque nous remontons encore plus loin, derrière l’or et les gemmes apparaissent leurs propres trajectoires. Quelques grammes de matière précieuse finissent ainsi par contenir une histoire étonnamment vaste.


Une pierre apporte sa couleur.
L’or lui donne une architecture.
Puis viennent le dessin,
le sertissage et les mains de l’atelier.
Chez Dior, quelques grammes de lumière
peuvent alors réunir un jardin,
une robe et toute une histoire.

© Dior – Official visual | Source: Instagram @dior
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© Dior Beauty – Visuel officiel | Source : Instagram

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© Dior Beauty – Visuel officiel | Source : Instagram

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© Dior Beauty – Visuel officiel | Source : Instagram

Gloss Planète & Engagements · Dior · Beauté & Parfum
Des Jardins Aux Formules, Lorsque La Fleur Devient Recherche

Chez Dior, il suffit parfois de suivre une fleur pour parcourir une étonnante distance. Une rose cultivée en Normandie peut nous conduire jusqu’à un laboratoire de recherche. Un iris planté en Toscane devient matière d’étude. Des sarments récoltés au Château d’Yquem rejoignent l’univers du soin. Et les fleurs de Grasse finissent leur voyage à Saint-Jean-de-Braye, là où les parfums Dior prennent forme pour rejoindre ensuite le monde entier.

La Rose de Granville offre peut-être l’image la plus immédiatement Dior de ce voyage. Cultivée sur sept hectares de prairie normande non traitée, elle est récoltée à la main et appartient aujourd’hui à l’histoire de Dior Prestige. Le jardin qui l’accueille est certifié UEBT depuis 2022. Mais derrière la beauté presque évidente de cette rose se trouve un autre chapitre : celui de Dior Science, qui étudie sa richesse moléculaire et transforme progressivement la plante en différents extraits et bioactifs destinés aux formules de soin.

Le jardin cesse alors d’être un simple décor. La fleur possède une variété, un sol, une période de récolte et des caractéristiques biologiques que les chercheurs apprennent à connaître. Entre la rose encore enracinée dans la prairie et la crème terminée apparaissent la récolte, l’extraction, la caractérisation, la formulation et une succession de choix scientifiques qui rendent visible tout ce que le pot seul ne raconte pas.

À Madagascar, le Longoza ouvre une autre histoire. Dior indique avoir identifié cette plante en 1992 et l’avoir intégrée à ses recherches autour du soin. Récoltée une fois par an selon les pratiques locales présentées par la Maison, elle est aujourd’hui étroitement associée à l’univers Capture. Le même langage de beauté nous fait donc quitter la Normandie pour une île de l’océan Indien, avec une plante, des usages et un territoire complètement différents.

L’iris nous entraîne ensuite en Toscane. Le Jardin Dior qui lui est consacré est né en 2018 d’un partenariat avec la coopérative Toscana Giaggiolo. Deux mille trois cents bulbes y ont été plantés à la main. Ici encore, la matière n’arrive pas spontanément dans la formule : elle demande du temps, une culture particulière et tout un rituel avant que le rhizome ne puisse rejoindre le travail d’extraction.

Au Château d’Yquem, Dior regarde encore une autre partie de la plante. Au début du printemps, les sarments riches en sève sont récoltés dans un terroir que la Maison associe aujourd’hui à L’Or de Vie. La vigne que l’on imaginerait d’abord destinée au vin devient ainsi un nouveau terrain de recherche cosmétique. Une même plante révèle soudain plusieurs histoires selon ce que l’on choisit d’observer en elle.

Le nymphéa de Latour-Marliac ajoute à cette cartographie un jardin qui préserve depuis cent cinquante ans des variétés historiques françaises. Dior souligne que les rhizomes sont récoltés de manière à permettre leur régénération et à préserver leur environnement local. Du bassin à l’extrait, la matière rejoint une nouvelle fois la beauté après avoir commencé dans un lieu possédant sa propre histoire botanique.

Ces jardins racontent particulièrement bien ce que nous aimons découvrir chez Dior : la science ne commence pas nécessairement derrière une paillasse. Elle peut commencer dans l’observation d’une plante, dans le choix d’une variété, dans la compréhension d’un terroir ou dans la question très simple de savoir quelle partie du végétal possède les propriétés que les chercheurs souhaitent explorer.

Dior Science prend ensuite le relais. Biotechnologie, extraction, caractérisation moléculaire et formulation permettent de transformer ce qui était encore une matière végétale en bioactifs capables d’entrer dans un soin. La nature reste le point de départ, mais le produit terminé naît de la rencontre entre cette matière et tout ce que la recherche permet d’en comprendre, d’en isoler et d’en assembler.

Le parfum suit un parcours différent. Les fleurs de Grasse, les essences, absolues et autres matières naturelles ou synthétiques rejoignent Saint-Jean-de-Braye, où Dior fabrique l’ensemble de ses parfums destinés au monde. Dans la cave du site, près de six cents ingrédients sont conservés dans des conditions contrôlées afin de préserver leur stabilité olfactive et leur traçabilité avant leur utilisation.

Le parfum redevient alors presque matière physique. Une essence doit être reçue, contrôlée, stockée puis assemblée. Certaines créations poursuivent ensuite leur chemin entre des mains expertes : des fragrances de La Collection Privée sont conditionnées manuellement, tandis que le nœud de satin de l’extrait Miss Dior ou le fil doré entourant l’extrait J’adore sont encore réalisés à la main.

Lorsque la formule est enfin terminée, Dior travaille également sur l’objet qui la protège. L’histoire de la recharge traverse aujourd’hui plusieurs univers de Parfums Christian Dior. L’Or de Vie adopte le principe dès 2006, avant que Dior Prestige, Sauvage ou Rouge Dior ne développent à leur tour différentes manières de conserver le contenant principal et de renouveler son contenu.

La recharge ajoute ainsi une dernière étape à notre voyage. Nous étions partis d’une fleur encore attachée à son territoire. Nous avons rencontré les cultivateurs, les chercheurs, les technologies d’extraction, la formulation et les artisans du parfum. Puis, au moment où le produit semble enfin achevé, une nouvelle question apparaît : quelle partie de cet objet peut rester lorsque la formule aura été entièrement utilisée ?

Chez Dior, la beauté devient alors une chaîne de transformations que Gloss aime parcourir dans les deux sens. Depuis le flacon, nous pouvons remonter vers la formule. Depuis la formule vers la matière. Depuis la matière vers le jardin. Et lorsque nous arrivons enfin devant une rose, un iris ou une vigne, nous retrouvons ce qui avait commencé toute l’histoire : un territoire vivant et quelqu’un qui a appris à le connaître.


Une fleur entre dans un jardin.
Puis viennent la récolte,
la science et la formule.
Le parfum ou le soin semble achever l’histoire,
mais il suffit de remonter son chemin
pour retrouver, au commencement,
une plante encore enracinée dans son territoire.

Gloss Planète & Engagements · Dior · Biodiversité
Du Jardin Aux Grands Espaces, Lorsque Le Vivant Agrandit Le Paysage

Nous avions rencontré la nature Dior dans une fleur. Une rose en Normandie, un iris en Toscane, un nymphéa dans un jardin historique ou un longoza à Madagascar semblaient d’abord raconter l’origine de quelques matières utilisées en beauté. Mais lorsqu’on reste un peu plus longtemps dans le jardin, le paysage commence à s’élargir. Autour de la plante apparaissent un sol, des insectes, de l’eau, d’autres végétaux et tout un ensemble de relations dont dépend son existence.

Les Jardins Dior deviennent alors autre chose que les points de départ d’un parfum ou d’un soin. Parfums Christian Dior présente aujourd’hui vingt-quatre jardins dédiés à ses créations et dix-huit jardins partenaires. Ces quarante-deux territoires sont accompagnés vers des pratiques biologiques et/ou d’agriculture régénératrice à horizon 2030. Derrière le chiffre, nous aimons surtout imaginer quarante-deux paysages différents, chacun avec ses saisons, ses plantes et sa manière particulière de faire vivre la matière.

Dior souhaite également qu’une grande partie de ces jardins développe autour d’elle des projets de synergie écosystémique. Le regard quitte alors la seule parcelle cultivée. Une haie, une prairie voisine, des insectes pollinisateurs ou d’autres espèces présentes autour du jardin peuvent devenir une nouvelle partie de l’histoire. Ce qui intéressait d’abord la Maison pour une plante commence à révéler le milieu qui lui permet de pousser.

Et puis, soudain, la fleur disparaît presque complètement de notre champ de vision. Depuis 2023, Parfums Christian Dior accompagne avec le WWF des programmes consacrés à de grands espaces sauvages. La géographie change radicalement : après les jardins apparaissent les forêts françaises, les corridors du jaguar en Amérique du Nord et, plus récemment, les montagnes chiliennes parcourues par le puma.

Le lynx boréal nous conduit dans le Jura, les Vosges et le Vercors. Animal discret, solitaire et capable de parcourir de grandes distances, il ne peut être compris en observant seulement l’endroit où une caméra réussit parfois à le photographier. Son histoire dépend de la continuité des forêts, des passages entre différents massifs et de la possibilité pour les individus de circuler dans un territoire suffisamment vaste.

Le reporting récent de Parfums Christian Dior évoque moins de cent cinquante lynx dans les zones concernées du Jura, des Vosges et du Vercors. Fragmentation des habitats et collisions routières font partie des pressions identifiées. Le partenariat avec le WWF accompagne notamment l’amélioration de la connaissance de ces populations et la préservation des espaces forestiers dont elles dépendent.

Suivre le lynx modifie complètement notre manière de regarder une forêt. Elle n’est plus seulement une surface couverte d’arbres. Elle devient un espace traversé, relié à d’autres espaces, fragmenté parfois par une route ou une infrastructure. Un animal que l’on aperçoit rarement rend soudain visibles les liens qui existent entre plusieurs paysages.

Le jaguar nous emmène ensuite vers une autre échelle. En Amérique du Nord, Dior et le WWF travaillent autour de la préservation et de la restauration de quinze mille hectares de grands espaces et de corridors naturels. Le programme est associé notamment aux efforts conduits au Mexique pour permettre au jaguar de retrouver des territoires autrefois connectés.

Le mot corridor prend ici toute sa force. Pour un grand félin, un territoire protégé isolé peut ne pas suffire. Il faut parfois pouvoir passer d’une forêt à une autre, traverser plusieurs paysages et rejoindre d’autres individus. Le corridor n’est donc pas seulement une ligne dessinée sur une carte : il raconte la possibilité même du déplacement.

Depuis septembre 2025, le partenariat s’est encore étendu avec un programme consacré au puma au Chili. Dans la chaîne de montagnes de Nahuelbuta, le projet auquel participe Dior vise à contribuer à restaurer et sécuriser jusqu’à cinquante mille hectares d’habitat à horizon 2030, tout en travaillant sur les corridors écologiques, la connaissance scientifique et la coexistence avec les communautés présentes sur le territoire.

Cette fois, nous sommes très loin de la Rose de Granville avec laquelle notre histoire avait commencé. Et pourtant, quelque chose relie encore ces deux paysages. Dans le jardin comme dans la montagne, le vivant ne peut pas être réduit à l’espèce que nous sommes venus regarder. Autour de la rose existent d’autres plantes, des insectes et un sol. Autour du puma existent des proies, des forêts, des passages, des activités humaines et tout un équilibre territorial.

C’est précisément ce changement d’échelle qui nous fascine chez Gloss. Une Maison de beauté peut commencer par s’intéresser à une fleur parce qu’elle possède une qualité particulière pour une formule. Mais lorsqu’elle poursuit suffisamment loin la question du vivant, cette fleur finit par ouvrir sur des systèmes beaucoup plus vastes que le produit auquel elle était destinée.

Le lynx, le jaguar et le puma ne sont pas des ingrédients Dior. Ils ne racontent ni une crème, ni un parfum, ni une collection. Leur présence dans notre dossier a justement une autre fonction : elle montre comment le rapport contemporain de Parfums Christian Dior à la biodiversité s’étend désormais au-delà des ressources utilisées directement par la Maison, vers des programmes consacrés aux habitats et aux espèces sauvages.

Nous étions entrés dans Dior par un jardin. En avançant, nous avons découvert que le jardin possédait des frontières beaucoup moins nettes que nous l’imaginions. Autour de lui apparaissent un écosystème, puis un paysage. Plus loin encore, une forêt devient le territoire d’un lynx, une montagne celui d’un puma et un corridor peut permettre le passage d’un jaguar.

La création Dior reste notre point de départ, mais le vivant nous invite toujours à regarder plus grand. Une fleur nous apprend à observer le jardin. Le jardin nous apprend à regarder son environnement. Et parfois, presque sans nous en rendre compte, nous avons quitté la parfumerie pour nous retrouver au cœur d’une forêt, à chercher les traces d’un animal que nous ne verrons peut-être jamais.


Nous étions venus chercher une fleur.
Autour d’elle est apparu un jardin.
Puis un paysage, une forêt,
un corridor et un grand félin.
Le vivant possède cette étrange faculté :
plus on le regarde de près,
plus le monde autour de lui s’agrandit.

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© Dior Beauty – Visuel officiel | Source : Instagram

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Gloss Planète & Engagements · Dior · Synthèse Documentaire
Dior · Les Univers Explorés
Savoir-Faire & Transmission
Ateliers · Haute Couture · Maroquinerie · Gestes · Réparation

La page suit les savoir-faire qui donnent forme aux créations Dior, depuis les ateliers de Haute Couture et de maroquinerie jusqu’à la transmission des gestes, aux métiers d’excellence et aux interventions permettant à certaines pièces de poursuivre leur histoire dans le temps.

Joaillerie & Horlogerie
Or · Pierres · Couleur · Ateliers · Approvisionnement · Temps

La page relie l’univers créatif de Victoire de Castellane aux matières précieuses, aux ateliers parisiens et suisses, aux savoir-faire du sertissage, de la gravure et de l’horlogerie, ainsi qu’aux cadres publiés concernant l’approvisionnement et la durée des créations.

Beauté & Parfum
Jardins · Dior Science · Formulation · Parfum · Flacons · Recharge

La page remonte des soins et des parfums vers les Jardins Dior, les fleurs de Grasse, la Rose de Granville, le longoza, l’iris, la vigne de Château d’Yquem, les travaux de Dior Science, Saint-Jean-de-Braye et les systèmes rechargeables développés autour de plusieurs créations.

Biodiversité & Territoires
Jardins · Écosystèmes · Forêts · Corridors · Espèces

La page élargit le regard autour des matières cultivées pour rejoindre les sols, les paysages et les programmes consacrés aux espèces sauvages, depuis les Jardins Dior jusqu’aux territoires du lynx, du jaguar et du puma accompagnés avec différents partenaires.


Le Périmètre · Suivre Les Informations Sans Perdre Leur Histoire

Cette page rassemble les initiatives, savoir-faire, programmes, recherches, objectifs et résultats rendus publics par Christian Dior Couture, Parfums Christian Dior et, lorsque cela est indiqué, par le groupe LVMH ou les organisations partenaires de la Maison.

Chaque information conserve le contexte dans lequel elle a été publiée : atelier, collection, matière, produit, jardin, territoire, programme de conservation, système rechargeable, politique d’approvisionnement ou objectif annoncé. Cette précision permet à Gloss de relier les histoires sans faire disparaître leurs différences.

Une même création peut en effet ouvrir plusieurs chemins. Une rose cultivée en Normandie peut rejoindre Dior Science puis une formule Dior Prestige. Un motif de cannage peut passer d’un salon historique à la maroquinerie, à la joaillerie ou à l’horlogerie. Une matière précieuse peut conduire des ateliers parisiens jusqu’à la chaîne qui précède son arrivée chez Dior.

Les objectifs restent présentés comme des objectifs tant que leur réalisation n’a pas été documentée par une publication ultérieure. Les résultats chiffrés conservent leur année et leur périmètre lorsque ceux-ci sont disponibles. Les informations publiées à l’échelle de LVMH sont également distinguées de celles communiquées directement par Dior.

Cette méthode ne cherche pas à transformer la création en succession d’indicateurs. Elle nous permet au contraire de raconter plus complètement ce que nous découvrons : derrière une robe, un parfum, un bijou ou un soin apparaissent progressivement des matières, des lieux, des connaissances et des personnes que l’objet terminé avait presque rendus invisibles.


Documenter Dior,
ce n’est pas arrêter la création
pour la mesurer.
C’est suivre son histoire assez loin
pour retrouver derrière elle
les matières, les territoires
et les mains qui lui ont donné vie.

Gloss Planète & Engagements · Dior
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LVMH · Engagement Pour L’Environnement
LVMH · Programme LIFE 360
LVMH · Protéger La Biodiversité
LVMH · Politique D’Achats Responsables
LVMH · Document D’Enregistrement Universel 2025

Méthode Éditoriale
Comprendre · Émerveiller · Transmettre
Priorité donnée aux sources institutionnelles et aux organismes partenaires
Attribution des informations à l’entité qui les publie
Distinction entre objectif, programme, partenariat, dispositif, recherche et résultat
Conservation de l’année et du périmètre des données chiffrées lorsqu’ils sont disponibles
Une lecture destinée à transmettre la passion des créations Dior tout en remontant vers les matières, les savoir-faire et les territoires qui les rendent possibles