Dior Science, De La Plante À La Formule
Une rose récoltée à Granville, une graine de longoza venue de Madagascar ou un sarment prélevé à Château d’Yquem ne deviennent pas directement un soin. Entre le jardin et la formule s’ouvre un autre territoire : celui de la recherche. Extraction, caractérisation, sélection des fractions végétales, technologies cosmétiques, formulation et évaluation composent le travail de Dior Science. Gloss Planète & Engagements suit ce passage de la matière vivante au laboratoire à travers trois histoires emblématiques de la Maison : Dior Prestige, Capture et L’Or de Vie.
La Recherche · Lorsque Le Jardin Entre Au Laboratoire
Les Jardins Dior racontent l’origine de certaines matières végétales. Dior Science en prolonge l’histoire. Une fois récoltée, la plante devient un objet d’étude : ses différentes parties peuvent être observées, préparées, extraites et analysées afin d’identifier les fractions que les chercheurs souhaitent ensuite intégrer à une formule cosmétique.
Le laboratoire ne fait donc pas disparaître le territoire. Il en traduit une partie dans un autre langage. Rose, longoza ou vigne quittent momentanément le champ, le jardin ou le vignoble pour devenir extraits, complexes et technologies avant de retrouver une forme sensible dans une lotion, un sérum ou une crème.
Dior Science · Cinquante Ans De Recherche Autour De La Peau
Dior présente aujourd’hui sa recherche cosmétique comme une histoire développée sur environ cinquante ans. La Maison s’appuie sur cinq centres de recherche situés notamment dans la Cosmetic Valley, à Paris, Shanghai, Tokyo et Séoul, ainsi que sur un réseau annoncé de 650 collaborateurs de recherche.
La chronologie publiée par Dior fait apparaître plusieurs champs successifs : recherche sur les cellules souches cutanées au début des années 2000, sélection d’une rose dédiée à la cosmétique en 2009, travaux consacrés à l’inflammation et au vieillissement, création du Rosapeptide™ en 2022, développement de nouvelles technologies autour du collagène en 2024 puis recherches sur les exo-liposomes en 2025. La Maison indique aujourd’hui disposer d’environ 300 brevets liés à ses travaux.
La Rose de Granville constitue l’un des terrains de recherche les plus développés de Dior Science. Fleur entière, bourgeon, sève et différentes fractions de la rose ont donné naissance à plusieurs extraits intégrés progressivement aux soins Dior Prestige. Les recherches récentes ont notamment conduit à l’utilisation d’une extraction supramoléculaire pour obtenir un nouvel extrait dit substantiel.
Étudié par Dior depuis plusieurs décennies dans son jardin de la région de Ranomafana, le longoza constitue une matière historique de la collection Capture. Après la récolte manuelle, la plante entre dans un procédé de transformation permettant d’obtenir l’extrait de longoza aujourd’hui présent dans différentes formules de la gamme.
À Château d’Yquem, Dior Science travaille autour de plusieurs matières issues de la vigne. Les sarments permettent d’obtenir la sève d’Yquem après maturation et purification, tandis que les raisins donnent naissance au Ferment Noble d’Yquem par un procédé de bio-fermentation. Les deux matières sont réunies dans la technologie associée à L’Or de Vie.
Chaque plante emprunte un chemin différent mais retrouve une même logique de recherche. La matière est sélectionnée, préparée, transformée puis étudiée avant d’être associée à d’autres ingrédients au sein d’une formule. Le produit final rassemble ainsi botanique, chimie, biologie, technologie et sensorialité.
Le jardin donne naissance à la matière.
Le laboratoire apprend à la lire.
L’extraction en révèle certaines fractions.
La formulation les rassemble.
Et le soin devient le point de rencontre
entre un territoire et la recherche.
Observer une plante en laboratoire revient à découvrir qu’elle ne constitue jamais une matière unique. La fleur, le bourgeon, la graine, le rhizome, la feuille, la tige ou la sève possèdent des compositions différentes. Même à l’intérieur d’une fleur, les molécules ne se répartissent pas toutes de la même manière entre les fractions aqueuses, huileuses ou plus structurelles.
Dior Science travaille précisément sur cette diversité. La Rose de Granville en fournit une illustration particulièrement riche : la Maison a étudié successivement différentes parties et fractions de la rose, faisant évoluer au fil des années les extraits associés à Dior Prestige.
La Sélection · Trouver Une Fleur Pour La Recherche Cosmétique
L’histoire scientifique de la Rose de Granville commence avant même son extraction. Dior indique l’avoir sélectionnée parmi environ 40 000 variétés de roses pour ses caractéristiques particulières, notamment sa résilience et sa richesse moléculaire. La rose est ensuite devenue une variété cultivée spécifiquement pour les recherches et les soins Dior Prestige.
Cette sélection introduit une première étape essentielle : avant de développer un procédé ou une formule, il faut choisir la matière que l’on souhaite étudier. Botanique et cosmétique se rencontrent donc très tôt, dès l’identification de la variété et des caractéristiques qui intéressent les chercheurs.
La Récolte · Choisir Le Moment Et La Partie De La Plante
Le travail scientifique commence déjà au moment de la récolte. Une fleur ouverte, un premier bourgeon, une graine arrivée à maturité ou un sarment de vigne ne présentent pas exactement la même composition. Le calendrier botanique devient ainsi une composante de la recherche.
Pour certains développements Dior Prestige, les premiers bourgeons de la Rose de Granville sont par exemple récoltés à un moment déterminé de leur développement. À Yquem, les sarments destinés à produire la sève sont collectés une fois par an. À Madagascar, la récolte du longoza suit elle aussi son propre rythme annuel.
L’Extraction · Faire Passer La Plante Dans Un Nouveau Langage
L’extraction constitue l’un des grands passages entre le jardin et le laboratoire. Son objectif est de récupérer certaines fractions de la matière végétale pour pouvoir ensuite les étudier et les utiliser. Selon la matière recherchée, la technique, le milieu d’extraction et les paramètres de transformation peuvent varier.
Dior Prestige permet de suivre cette évolution particulièrement clairement. La Maison travaille aujourd’hui avec plusieurs extraits de la Rose de Granville : des fractions aqueuses, huileuses et, plus récemment, un extrait substantiel issu d’une technologie d’extraction supramoléculaire. Dior indique que cette technique utilise des solvants d’origine naturelle afin de reproduire au plus près l’environnement physiologique de la fleur.
La Rose De Granville · De La Fleur Entière Au Rosapeptide™ Intégral
La Rose de Granville constitue aujourd’hui une véritable bibliothèque végétale pour Dior Science. La Maison ne s’intéresse plus seulement à la fleur dans son ensemble mais à différentes fractions issues de sa structure. Ces extraits ont progressivement été réunis au sein de complexes développés pour Dior Prestige.
Avec Le Nectar Intégral, Dior indique rassembler pour la première fois dans le Rosapeptide™ Intégral les extraits aqueux, huileux et substantiel de la fleur. La Maison présente ce complexe comme riche de 128 molécules de Rose et documente plusieurs brevets associés aux extraits, à leurs procédés d’obtention et à leur combinaison.
Le Bourgeon · Observer La Rose Avant La Fleur
La recherche peut aussi modifier le moment auquel la plante est observée. Avec Le Nectar Premier, Dior Science s’intéresse aux premiers bourgeons de la Rose de Granville, avant l’épanouissement complet de la fleur.
La Maison indique avoir développé à partir de ces bourgeons un extrait spécifique ensuite associé au Rosapeptide™ pour former le Rosapeptide™ Premier. Une même plante peut donc produire plusieurs voies de recherche selon son stade de développement, la partie étudiée et la technique choisie pour en obtenir l’extrait.
Madagascar · Du Longoza À Capture
Le longoza propose une autre histoire scientifique. Dior l’étudie depuis plus de trente ans dans son jardin dédié de la région de Ranomafana à Madagascar. La plante, récoltée manuellement une fois par an, est devenue l’une des signatures botaniques historiques des soins Capture.
Dior évoque un procédé d’éco-transformation appliqué aux graines récoltées. L’extrait obtenu rejoint ensuite les formules de la collection Capture, où il peut être associé à d’autres ingrédients et technologies selon les produits. Le longoza ne constitue donc pas à lui seul la formule : il devient l’une de ses matières actives au sein d’une architecture cosmétique plus large.
Capture · Lorsque Botanique Et Autres Actifs Se Rencontrent
Une formule contemporaine associe fréquemment plusieurs familles d’ingrédients. Capture permet d’observer cette rencontre entre l’expertise florale mise en avant par Dior et d’autres matières utilisées en cosmétique.
Capture Totale Hyalushot, par exemple, associe un extrait de longoza à un duo d’acides hyaluroniques et à un peptide. La plante provenant du Jardin Dior de Madagascar rejoint donc des ingrédients de nature différente, sélectionnés ensemble pour construire l’identité et les propriétés recherchées par la formule.
Château D’Yquem · Une Vigne, Deux Matières De Recherche
À Yquem, Dior Science explore plusieurs parties d’une même plante. La vigne fournit d’un côté les sarments utilisés pour obtenir la sève d’Yquem et de l’autre les raisins à partir desquels est élaboré le Ferment Noble d’Yquem.
Deux matières issues du même terroir suivent ainsi des chemins techniques différents avant de se rejoindre dans l’univers L’Or de Vie. Le vignoble devient à la fois origine agricole, terrain d’observation et source de matières destinées à la recherche cosmétique.
La Sève D’Yquem · De La Vigne À Dix-Sept Étapes De Purification
Dior décrit avec une précision particulière le parcours de la sève d’Yquem. Les sarments de vigne sont collectés à la main une fois par an puis laissés à maturation pendant six mois.
La matière obtenue traverse ensuite dix-sept étapes de purification afin de devenir l’ingrédient utilisé par la Maison. Le chemin entre la vigne et le sérum se révèle alors beaucoup plus long que ne le laisse imaginer le produit terminé : récolte, maturation et purification précèdent encore le travail de formulation.
La Bio-Fermentation · Lorsque Le Raisin Change De Nature
Le raisin d’Yquem suit une autre voie. Dior indique transformer certains raisins par un procédé de bio-fermentation afin d’obtenir le Ferment Noble d’Yquem.
La fermentation introduit dans le dossier Dior Science une autre manière de transformer une ressource biologique. Il ne s’agit plus seulement d’extraire une fraction déjà présente dans une plante, mais de faire évoluer la matière à travers un processus biologique contrôlé avant son intégration à la formule.
La Technologie · Lorsque Plusieurs Extraits Se Réunissent
Après l’extraction vient souvent l’assemblage. Les chercheurs peuvent associer plusieurs extraits ou ingrédients dans un complexe propriétaire qui devient ensuite l’une des signatures techniques d’une collection.
Dior Prestige possède ainsi différents développements autour du Rosapeptide™, tandis que L’Or de Vie réunit sève et ferment issus de Château d’Yquem au sein de la Golden Drop™ Longevity Technology présentée par la Maison. Le nom donné à la technologie désigne alors non pas une plante unique, mais une construction réunissant plusieurs matières et plusieurs étapes de recherche.
La Caractérisation · Comprendre Ce Que Contient L’Extrait
Obtenir un extrait ne suffit pas : encore faut-il apprendre à le connaître. Les équipes de recherche étudient sa composition et ses caractéristiques afin d’identifier les molécules ou familles de molécules présentes et de comprendre leur comportement dans le contexte étudié.
Dior communique ainsi sur la richesse moléculaire de plusieurs de ses extraits floraux et sur les composés de la vigne d’Yquem. Ces travaux servent ensuite à orienter les recherches biologiques et la manière dont les ingrédients seront associés au sein des différentes technologies de soin.
La Biologie · Observer La Matière Face À La Peau
La recherche cosmétique rencontre ensuite la biologie cutanée. Dior Science étudie depuis plusieurs décennies différents mécanismes associés à la peau et au vieillissement visible : cellules souches cutanées, inflammation, nutriments, collagène et, plus récemment, différents mécanismes regroupés par la Maison dans ses recherches consacrées au vieillissement biologique.
Les ingrédients et technologies développés autour des plantes peuvent être étudiés à plusieurs niveaux avant d’être intégrés au produit. Les résultats publiés par Dior distinguent notamment des essais réalisés in vitro sur les ingrédients de ceux conduits sur les formules ou sur les produits terminés.
La Formulation · Construire L’Équilibre Du Soin
Lorsque l’extrait rejoint la formule, il rencontre de nombreux autres composants. Une crème, une lotion ou un sérum doit posséder une texture, une stabilité, une conservation, un comportement à l’application et une compatibilité entre tous ses ingrédients.
Le travail de formulation consiste donc à transformer plusieurs matières en un seul produit cohérent. L’extrait floral peut occuper une place centrale dans l’histoire scientifique d’une collection, mais il dialogue toujours avec l’ensemble de l’architecture formulatoire qui donne au soin sa texture, son toucher, sa diffusion et sa stabilité dans le temps.
La Sensorialité · Lorsque La Science Devient Un Geste
La formule n’est pas seulement destinée à rester stable dans son flacon. Elle doit également être utilisée. Fluidité d’un sérum, richesse d’une crème, vitesse d’absorption, glissant, fraîcheur ou confort participent à l’expérience du soin et font eux aussi partie du travail de formulation.
C’est à cet endroit que le laboratoire rejoint le geste quotidien. Après le territoire, la récolte, l’extraction et l’analyse, la matière devient une texture que l’on peut prélever, répartir et appliquer. La longue chaîne scientifique finit ainsi par produire une expérience extrêmement simple pour celui ou celle qui ouvre le produit.
L’Évaluation · Plusieurs Échelles Pour Une Même Recherche
Dior accompagne ses développements de différents protocoles d’évaluation. Selon les informations présentées par la Maison, certaines données concernent directement un ingrédient étudié in vitro, tandis que d’autres reposent sur des mesures instrumentales, des évaluations cliniques ou des appréciations réalisées auprès de volontaires utilisant le produit.
Ces différents niveaux permettent de suivre la recherche depuis la matière isolée jusqu’à la formule appliquée. Pour Gloss Planète & Engagements, ils constituent surtout une façon passionnante de comprendre tout ce qui se déroule entre la découverte d’une plante et l’arrivée d’un soin dans une routine.
Les Brevets · Garder La Trace D’Une Innovation
Une partie des innovations développées par Dior Science fait l’objet de dépôts ou de délivrances de brevets. La Maison indique aujourd’hui disposer d’environ 300 brevets dans son portefeuille de recherche.
Autour de la Rose de Granville, Dior documente par exemple plusieurs brevets associés à la sève, aux fractions moléculaires, aux extraits huileux, à certaines combinaisons d’extraits et à l’extraction supramoléculaire. Le brevet devient alors une autre manière de suivre la généalogie technique qui relie une plante à une innovation cosmétique.
Les Centres · Une Recherche Qui Circule Entre Plusieurs Villes
Dior Science ne se résume pas à un laboratoire unique. La Maison présente aujourd’hui cinq centres de recherche, avec des implantations liées à la Cosmetic Valley, Paris, Shanghai, Tokyo et Séoul.
Cette géographie scientifique accompagne l’étude de la peau à travers plusieurs expertises et plusieurs régions du monde. Elle prolonge d’une certaine manière la géographie des Jardins Dior : aux territoires où naissent les plantes répondent d’autres territoires où les chercheurs les étudient et développent leurs applications cosmétiques.
La Chronologie · Une Recherche Qui Se Construit Par Étapes
La chronologie publiée par Dior montre que la recherche avance par couches successives. Les travaux des années 2000 sur les cellules cutanées précèdent la sélection de la Rose de Granville en 2009. D’autres recherches s’ajoutent ensuite autour de l’inflammation, des micronutriments, du Rosapeptide™, du collagène ou encore des exo-liposomes.
Chaque nouvelle technologie rejoint ainsi une histoire scientifique déjà ancienne. Une innovation présentée dans un soin récent n’apparaît pas nécessairement seule : elle peut prolonger des années d’observation botanique, biologique ou formulatoire et réutiliser des connaissances développées au fil de plusieurs générations de produits.
Les Trois Chemins · Granville, Madagascar Et Yquem
Trois collections permettent aujourd’hui de parcourir particulièrement clairement cette mécanique. Dior Prestige commence avec la Rose de Granville et suit différentes fractions de la fleur jusqu’au Rosapeptide™ et à ses évolutions. Capture relie le jardin de Ranomafana à l’extrait de longoza puis à des formules où celui-ci rencontre d’autres actifs. L’Or de Vie part de la vigne d’Yquem et fait emprunter deux chemins distincts à la sève et au raisin avant leur réunion dans la technologie de la collection.
Trois territoires. Trois végétaux. Trois histoires scientifiques. Leur point commun se trouve dans ce passage progressif d’une matière cultivée ou récoltée vers une matière étudiée, transformée puis formulée.
La Rose de Granville permet d’observer la multiplication progressive des voies de recherche autour d’une même fleur. Sève, extraits huileux, fractions moléculaires, bourgeons et extrait substantiel enrichissent successivement la bibliothèque scientifique développée par Dior Prestige.
Le longoza suit une chaîne plus resserrée mais profondément liée à l’histoire de Capture. Récolté à Madagascar, il est transformé en extrait puis intégré à différentes formules où il rencontre notamment peptides, acides hyaluroniques ou autres technologies selon les soins.
Château d’Yquem permet de suivre deux transformations parallèles. Les sarments donnent naissance à la sève après maturation et purification ; les raisins deviennent Ferment Noble après bio-fermentation. Les deux chemins convergent ensuite dans la technologie développée pour L’Or de Vie.
Lire Dior Science à travers ses matières permet de relier des mondes que le produit terminé rassemble silencieusement. Le jardin raconte l’origine. Le laboratoire raconte la transformation. La formule raconte leur rencontre. L’application constitue enfin le moment où toute cette chaîne devient un geste.
La Lecture Gloss · Le Laboratoire Comme Deuxième Paysage
Les Jardins Dior nous avaient conduits à Granville, Madagascar, en Toscane, à Latour-Marliac, au Château d’Yquem et dans le Pays de Grasse. Dior Science ouvre un deuxième paysage, moins visible mais tout aussi riche : celui des extractions, des fractions végétales, des procédés biologiques, des complexes et des formules.
La Rose de Granville y devient plusieurs extraits. Le longoza devient matière de Capture. La vigne d’Yquem se sépare en sève et ferment avant de se retrouver dans L’Or de Vie. À chaque étape, la matière change de forme sans perdre complètement la trace du territoire dont elle provient.
C’est peut-être ce qui rend ce voyage scientifique si particulier : lorsque l’on revient au produit terminé, la crème ou le sérum paraît simple. Pourtant, derrière quelques grammes de formule se cachent parfois des années de recherche, plusieurs techniques d’extraction et une longue route commencée dans un jardin.
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Dans le jardin,
la matière possède encore la forme d’une rose,
d’une graine ou d’un sarment.
Puis le laboratoire l’observe,
la sépare, la transforme et la rassemble autrement.
À la fin du voyage,
quelques gouttes de sérum peuvent contenir
la trace d’un territoire,
le travail d’une récolte
et des années de recherche Dior.



