Kering : Engagements, Savoir-Faire Et Environnement
Une silhouette commence par un dessin et des choix de matière. Un sac prend forme dans les opérations de coupe, de préparation et d’assemblage. Un bijou réunit le travail du métal et celui des pierres. Gloss Planète & Engagements explore les métiers, les ressources et les démarches environnementales de Kering, en reliant les orientations du groupe aux activités et aux réalisations documentées de ses Maisons.
Kering · Les Domaines Du Dossier
Savoir-Faire & Transmission
Les compétences qui donnent forme aux créations : découvrir les métiers, les opérations de fabrication et les dispositifs de formation, en conservant le contexte propre à chaque Maison et à chaque activité.
Matières, Filières & Innovation
Les ressources avant leur passage dans les ateliers : examiner les standards d’approvisionnement, la connaissance des filières et les recherches consacrées aux matières et aux procédés de transformation.
Écoconception & Économie Circulaire
Les choix de développement et les parcours après l’acquisition : explorer les démarches de circularité, les services et les possibilités de prolonger l’usage, selon les produits et les dispositifs étudiés.
Climat, Eau & Biodiversité
Les relations entre les activités et leur environnement : présenter les outils de mesure, les programmes et les résultats publiés, avec leurs dates, leurs méthodes et leurs périmètres.
Les Engagements Kering, Des Ateliers Aux Filières De Matières
Un vêtement possède une construction qui organise son tombé, ses proportions et son mouvement. Un accessoire associe des pièces dont la préparation et l’assemblage déterminent la forme. Dans la joaillerie, le métal et les pierres composent un objet à l’échelle du corps. Ces créations mobilisent des techniques et des ressources dont le produit terminé ne montre qu’une partie.
Kering réunit notamment Gucci, Saint Laurent, Bottega Veneta, Balenciaga, McQueen et Brioni dans la mode et la maroquinerie. Boucheron, Pomellato, DoDo et Qeelin composent son ensemble joaillier. Ginori 1735 et Kering Eyewear ouvrent la lecture vers la porcelaine et la lunetterie. Chaque activité possède ses matériaux, ses procédés et ses métiers.
Le travail des ateliers constitue une première entrée dans ce dossier. Couper une étoffe, préparer un cuir, réaliser une finition ou assembler un bijou demande des connaissances adaptées à la pièce. La précision dépend de l’exécution, mais aussi des décisions prises au fil de la réalisation : choisir un outil, ajuster une opération et contrôler son résultat.
La transmission accompagne l’acquisition de ces compétences. Elle relie les professionnels expérimentés aux personnes qui apprennent, à travers l’observation, l’exercice et l’explication des méthodes. Les dispositifs étudiés dans les prochains chapitres seront présentés selon les métiers préparés, les publics concernés et les modalités de formation.
En avril 2026, Kering a présenté trois priorités pour la suite de sa démarche de durabilité : l’efficacité des ressources dans la production, les personnes et les savoir-faire au sein de la chaîne de valeur, ainsi que la diversification et l’innovation dans les matières. Ces orientations donnent un cadre aux sujets développés dans ce dossier.
Les ressources conduisent vers les filières en amont des ateliers. Une fibre possède des conditions de production ; un cuir traverse plusieurs transformations ; un métal peut suivre un parcours d’extraction ou de récupération. Leur connaissance demande des informations sur les origines, les intervenants et les étapes couvertes par la documentation.
Kering publie des standards d’approvisionnement à destination de ses Maisons et de ses fournisseurs. Ces documents précisent des exigences relatives aux matières et à leur production. Leur présentation permettra de distinguer les règles formulées, les méthodes de suivi et les informations disponibles pour les filières concernées.
La recherche sur les textiles dispose également d’un outil commun : le Materials Innovation Lab, créé en 2013 en Italie. Kering le présente comme une bibliothèque de matières et une plateforme de connaissances à disposition des équipes créatives. Les échantillons permettent d’examiner des possibilités de composition, de texture et de transformation dans le développement des collections.
Le passage d’un échantillon à un produit engage plusieurs critères. Une matière doit répondre aux besoins du dessin et aux conditions de fabrication, puis aux usages envisagés. Ses caractéristiques techniques et les informations environnementales disponibles apportent des éléments complémentaires pour comprendre les choix réalisés.
La circularité ouvre ensuite la lecture vers la conception, la production et la vie des objets. Dans ses priorités publiées en 2026, Kering mentionne le développement de services de réparation et de revente certifiée. Leur étude portera sur les dispositifs identifiables, en conservant les conditions propres aux Maisons et aux produits concernés.
Pour mesurer son empreinte environnementale, le groupe utilise notamment l’Environmental Profit & Loss, ou EP&L. Cet outil vise à quantifier et à traduire en valeur monétaire des impacts environnementaux le long de la chaîne de valeur. Sa lecture demande de conserver la méthode, les hypothèses et le périmètre qui accompagnent les résultats publiés.
Les questions de climat, d’eau et de biodiversité conduisent ainsi à plusieurs niveaux d’observation. Un site renseigne sur des équipements et des usages locaux ; une filière relie plusieurs acteurs ; un indicateur consolidé rassemble des données selon des règles définies. Chaque niveau apporte des informations sur une partie des activités.
Kering a également publié en 2026 un rapport d’impact consacré à la période 2016-2025. Cette rétrospective et les orientations annoncées pour les années suivantes correspondent à deux lectures temporelles : les démarches et les résultats présentés pour une période écoulée, puis les objectifs et les actions dont le déploiement reste à suivre.
Dans ce dossier, Gloss Planète & Engagements présente Kering à travers les relations entre création, compétences et ressources. Les ateliers donnent accès aux opérations ; les filières précisent le parcours des matières ; les publications situent les engagements et leurs résultats. Les quatre domaines permettront d’approfondir ces sujets à partir d’exemples attribués et de sources datées.
Le dessin rencontre une matière.
L’atelier en travaille les possibilités.
En amont, une filière relie des lieux et des métiers.
Suivre ces différentes étapes,
c’est découvrir les ressources et les compétences
qui participent à la création.
© Gucci| Source Instagram: @gucci
Kering : Savoir-Faire, Mode, Maroquinerie Et Transmission
Une veste se construit dans la coupe, les assemblages et les ajustements. Un sac associe des éléments de cuir dont la préparation détermine les épaisseurs, les volumes et les points de liaison. Derrière la silhouette ou l’accessoire, plusieurs opérations se succèdent, chacune avec ses outils et ses exigences.
Les savoir-faire permettent de relier ces opérations au résultat recherché. Une couture accompagne la tenue d’une pièce ; une finition intervient dans son aspect et son toucher. La maîtrise technique comprend l’exécution du geste, la compréhension de sa fonction et le contrôle du travail réalisé.
La transmission commence souvent par l’observation. Regarder une personne expérimentée permet de découvrir une position de main, une manière de préparer la matière ou de vérifier un assemblage. L’exercice rend ensuite perceptibles les difficultés : maintenir une régularité, doser un mouvement et reconnaître ce qui demande une reprise.
Au sein des Maisons de Kering, plusieurs dispositifs de formation sont consacrés à ces métiers. Leurs programmes se développent dans des contextes différents, selon les spécialités et les territoires. L’école de tailleurs de Brioni et l’Accademia Labor et Ingenium de Bottega Veneta donnent deux exemples de cette organisation de l’apprentissage.
À Penne, dans les Abruzzes, la Scuola di Alta Sartoria Nazareno Fonticoli de Brioni a ouvert en 1985. Après une interruption liée à la pandémie, elle a accueilli une nouvelle promotion en septembre 2024. Dans une publication de mars 2025, Kering décrit un cursus de deux ans comprenant 2 600 heures de formation à temps plein pour seize étudiants.
Cette publication précise la participation de tailleurs locaux de Brioni, en activité ou à la retraite. Le programme met ainsi les élèves au contact de professionnels qui connaissent les techniques de la Maison. Les connaissances acquises dans la pratique trouvent un autre cadre d’exercice lorsqu’elles sont expliquées et enseignées.
Le travail du tailleur demande de comprendre le comportement d’une étoffe et la construction du vêtement. Une modification de coupe ou d’assemblage peut changer un volume, une ligne ou la façon dont la pièce accompagne le corps. L’apprentissage relie ces observations aux opérations nécessaires pour obtenir la forme recherchée.
Dans la maroquinerie, Bottega Veneta présente l’Accademia Labor et Ingenium comme un atelier permanent de formation. Les nouvelles recrues de la Maison et des étudiants externes peuvent y apprendre auprès de maîtres artisans, à travers des cours, des ateliers et des activités pratiques.
La Maison prévoit également des programmes de développement des compétences et de reconversion pour ses collaborateurs. Ces dispositifs concernent donc plusieurs étapes d’un parcours professionnel : entrer dans un métier, approfondir une technique ou préparer une évolution vers d’autres fonctions.
La connaissance du cuir se développe au fil des réalisations. Préparer les pièces, ajuster leurs épaisseurs et maîtriser les assemblages permet de comprendre comment un accessoire prend forme. Les gestes doivent répondre aux caractéristiques de la matière et à la construction choisie pour l’objet.
À l’échelle du groupe, Kering a annoncé en avril 2026 la création de l’Accademia per le Eccellenze, un écosystème de formation consacré à l’artisanat en Italie. Sa présentation associe les écoles des Maisons à des établissements partenaires implantés dans les bassins industriels italiens.
Kering indique que cet ensemble s’appuie notamment sur les parcours de Brioni, Bottega Veneta, Gucci et Pomellato. Les programmes des Maisons se poursuivent dans leur cadre, avec des normes et une certification communes. Les disciplines présentées couvrent notamment le tailoring masculin, la maroquinerie, la chaussure, la joaillerie et la lunetterie.
Cette organisation fait coexister des compétences propres à chaque métier et des ressources pédagogiques partagées. Les contenus, la durée des parcours et les conditions d’accès restent à lire selon la formation concernée. Un atelier de découverte, une formation continue et un cursus préparant à un métier correspondent à des objectifs différents.
La transmission se déploie également dans des lieux. À Penne comme dans les bassins de production italiens, les écoles rencontrent des ateliers, des entreprises et des professionnels. Cette proximité donne aux enseignements un contexte de fabrication, avec ses matériaux, ses équipements et ses méthodes de travail.
Dans ce dossier, Gloss Planète & Engagements présente les savoir-faire Kering à travers les opérations et les formations documentées. Brioni permet d’aborder l’apprentissage du tailleur ; Bottega Veneta ouvre la lecture vers la maroquinerie ; l’Accademia per le Eccellenze décrit une organisation commune à plusieurs disciplines. Chaque exemple conserve son lieu, son calendrier et son périmètre.
Une étoffe se coupe et s’assemble.
Un cuir se prépare et prend forme.
Le geste s’apprend dans la pratique,
auprès de celles et ceux
qui en expliquent les étapes
et en accompagnent la réalisation.
© Gucci| Source Instagram: @gucci
Kering : Matières Premières, Traçabilité Et Innovation Textile
Une étoffe possède un poids, une souplesse et une manière de recevoir la lumière. Un cuir présente un grain et une tenue qui orientent son travail. Avant la coupe et l’assemblage, ces caractéristiques participent aux choix de création. Elles résultent aussi d’un parcours de production et de transformation, depuis la ressource d’origine jusqu’à la matière disponible pour l’atelier.
Le coton, la soie, le cachemire ou la viscose traversent des filières différentes. Les opérations de préparation, de filature, de tissage et de finition modifient leurs propriétés. Pour comprendre une matière, la lecture de sa composition peut ainsi être complétée par celle des étapes et des acteurs qui ont participé à sa fabrication.
Kering encadre ses approvisionnements et ses procédés à travers les Kering Standards. Introduits en 2018, ces documents sont régulièrement actualisés. Le groupe en présente une huitième édition en 2026, qui fait évoluer le cadre au-delà des objectifs fixés pour 2025 dans les versions précédentes.
Ces standards donnent aux Maisons et à leurs fournisseurs des exigences et des orientations pour les matières et la fabrication. Kering y aborde notamment la traçabilité, les critères sociaux et environnementaux, l’utilisation de substances chimiques et le bien-être animal. Leur application se lit selon la ressource, le procédé et la version du document concernés.
La traçabilité demande de relier les informations entre plusieurs étapes. Une entreprise peut fournir une étoffe dont les fibres ont été produites ailleurs, puis transformées par différents intervenants. Le pays d’achat, le lieu de transformation et l’origine de la ressource correspondent donc à des renseignements distincts.
Dans sa présentation des matières premières, Kering décrit un projet mené avec Albini Group, Supima et Oritain autour du coton biologique. Le dispositif repose sur l’analyse de propriétés chimiques naturelles de la fibre et sur des méthodes statistiques, afin de comparer une matière à une empreinte de référence associée à son origine.
Cette approche apporte un exemple de vérification physique de la matière. Elle se distingue des informations enregistrées dans les documents commerciaux ou les systèmes numériques. La lecture d’un dispositif de traçabilité demande de préciser ce qui est suivi, les étapes couvertes et les contrôles utilisés.
La recherche textile dispose également d’une structure commune aux Maisons : le Material Innovation Lab, ou MIL, créé en 2013 et basé à Milan. Kering le présente comme une bibliothèque de matières et une plateforme de ressources pour les équipes créatives et les fournisseurs.
Le MIL travaille notamment sur le coton, la soie, le cachemire, la viscose et le polyester. Les tissus référencés sont évalués à partir de normes et de certifications externes, ainsi que d’un outil interne développé en cohérence avec la méthode Environmental Profit & Loss du groupe.
Un échantillon permet d’examiner les caractéristiques d’une matière avant son utilisation. Son toucher, son épaisseur, son élasticité ou son drapé apportent des indications pour la construction d’un vêtement. Les informations techniques et les données disponibles sur sa production complètent cette observation.
Les recherches portent aussi sur les procédés. Kering mentionne au sein du MIL des travaux sur les teintures, les finitions et les fibres issues de biotechnologies ou de ressources agricoles résiduelles. Ces recherches sont menées avec des fournisseurs et des entreprises spécialisées, selon les solutions étudiées.
Le passage d’une expérimentation à une collection comprend plusieurs étapes. La matière doit pouvoir être transformée, assemblée et entretenue dans les conditions prévues pour le produit. Les essais techniques renseignent sur ces possibilités ; les informations environnementales concernent d’autres paramètres, liés notamment aux ressources et aux procédés mobilisés.
Pour la joaillerie, Kering présente également le Sustainable Innovation Lab, ou SIL. Cette plateforme étend la démarche de recherche à un autre univers de matières et de fabrication. Les métaux et les pierres appellent des connaissances et des dispositifs spécifiques, distincts de ceux des filières textiles.
Dans ses priorités publiées en 2026, Kering annonce une diversification de son portefeuille de matières et un développement des alternatives. Ces orientations décrivent un programme de travail. Les applications peuvent ensuite être présentées à travers une matière identifiée, un produit ou un procédé documenté, dans le contexte de la Maison concernée.
Dans ce dossier, Gloss Planète & Engagements suit les matières Kering depuis leurs caractéristiques jusqu’aux informations sur leur parcours. Les standards précisent un cadre d’approvisionnement ; les dispositifs de traçabilité décrivent les étapes connues ; les laboratoires explorent des compositions et des transformations. Chaque source apporte une lecture particulière des ressources qui participent aux créations.
Une étoffe se découvre au toucher.
Sa composition précise ses fibres.
Son parcours relie des lieux de production.
Au laboratoire comme dans l’atelier,
les essais permettent d’examiner
de nouvelles possibilités de création.
© Gucci| Source Instagram: @gucci
Kering : Écoconception, Réparation Et Économie Circulaire
Une matière disponible peut rejoindre un autre projet. Un sac porté peut faire l’objet d’un entretien ou d’une réparation. Un vêtement peut passer à un nouveau propriétaire. Ces parcours correspondent à plusieurs applications de l’économie circulaire, depuis les choix de fabrication jusqu’aux usages successifs d’un objet.
L’écoconception intervient en amont. La composition d’une étoffe, la construction d’un assemblage et les possibilités de séparation des composants influencent les opérations qui pourront être réalisées par la suite. L’entretien, la réparation et le recyclage demandent chacun des conditions techniques particulières, à examiner selon le produit.
En février 2023, Gucci et Kering ont annoncé le lancement du Circular Hub en Toscane. Cette plateforme a été présentée comme un dispositif de recherche et d’innovation couvrant les matières premières, la conception, la production et la logistique. Ses objectifs comprennent le développement de solutions relatives à la durée d’usage, à la réparabilité et à la recyclabilité.
L’annonce décrit une collaboration avec les sites et les fournisseurs de Gucci, le Material Innovation Lab de Kering et des partenaires industriels. Elle mentionne également la Scuola Superiore Sant’Anna de Pise pour la recherche de solutions circulaires et l’étude de modèles opérationnels. Ce cadre associe ainsi des compétences de fabrication, de recherche et d’organisation des flux.
Gucci présente Denim Evolution comme l’une des applications développées au sein du Circular Hub. La Maison décrit un tissu composé de 74 % de coton issu de pratiques agricoles régénératrices et de 26 % de fibres de coton recyclées après consommation. Elle attribue sa réalisation à une collaboration avec International Promo Studio, Candiani Denim et Filatura Astro.
Selon Gucci, les pièces concernées sont disponibles depuis l’automne 2024 et accompagnées d’un passeport numérique. Celui-ci donne des informations sur le parcours du produit, depuis les matières premières jusqu’à la production, ainsi que sur l’entretien et les services de réparation. Cet exemple concerne les articles du programme présenté.
La remise en circulation des matières constitue un autre volet. Dans son rapport d’impact 2024, Gucci décrit la création du Circular Hub Marketplace pour faciliter les échanges et le réemploi de ressources entre les marques de Kering. La Maison mentionne aussi l’accès de producteurs italiens sélectionnés à des matières restantes, ainsi que des dons à des associations.
Une matière déjà produite impose des données de travail : quantité, dimensions, composition et état. Leur connaissance permet de déterminer les projets auxquels elle peut être destinée. Réutiliser une étoffe disponible et recycler une fibre correspondent à des opérations différentes ; la seconde implique une transformation de la matière.
Après l’acquisition, les services proposés par les Maisons accompagnent les objets utilisés. Bottega Veneta indique prendre en charge les demandes d’entretien et de réparation pour les pièces achetées dans ses boutiques ou sur son site. La démarche passe par une boutique ou par le service client, afin de préciser les possibilités d’intervention.
La Maison présente également le Certificate of Craft, associé à une sélection de sacs. Ce dispositif prévoit des services selon les conditions applicables au produit concerné. Son périmètre doit être lu à partir du certificat et des modalités communiquées par Bottega Veneta.
Une demande de réparation commence par la compréhension de l’état de la pièce. La construction, les matières et la disponibilité des composants déterminent les interventions envisageables. Une couture, une fermeture ou une poignée mobilisent des opérations différentes, qui doivent être adaptées à l’objet confié.
La seconde main ouvre un autre parcours. Balenciaga présente un programme de revente développé avec Reflaunt pour accompagner la remise sur le marché de pièces déjà possédées. Les conditions d’accès et les modalités du service dépendent du dispositif et des lieux participants.
La revente met en relation un objet existant et un nouvel usage. L’identification, l’état, la présentation et les conditions de commercialisation font partie des informations nécessaires à ce passage. Ce parcours se distingue de la réparation, même si une préparation ou une intervention peut précéder la remise en vente.
Les différents dispositifs décrivent des moyens d’action sur les ressources et les produits. Leur suivi peut porter sur les matières remises en circulation, les interventions réalisées ou les articles revendus. Les effets environnementaux demandent des informations complémentaires sur les opérations, les transports et la durée d’usage.
Dans ce dossier, Gloss Planète & Engagements présente la circularité Kering à travers des applications attribuées. Le Circular Hub et Denim Evolution renseignent sur les recherches et les choix de fabrication de Gucci ; Bottega Veneta documente des services après-vente ; Balenciaga décrit un programme de revente. Chaque exemple conserve son calendrier, ses conditions et son périmètre.
Une matière rejoint un nouveau projet.
Un objet porté revient à l’atelier.
Une pièce change de propriétaire.
De la conception aux usages successifs,
chaque parcours mobilise
des gestes et des services distincts.
© Gucci| Source Instagram: @gucci
Kering : Climat, Gestion De L’Eau Et Biodiversité
Une fibre naît dans un territoire avant de rejoindre une collection. Le coton dépend de conditions de culture ; la laine et le cachemire conduisent vers des pâturages ; la transformation des matières mobilise de l’eau et de l’énergie. Les questions environnementales traversent ainsi plusieurs lieux, depuis la production des ressources jusqu’aux ateliers et aux boutiques.
Le climat, l’eau et la biodiversité correspondent à des sujets liés, dont les indicateurs restent distincts. Les émissions de gaz à effet de serre renseignent sur une empreinte climatique. Les prélèvements décrivent des volumes d’eau mobilisés. L’observation des sols, des habitats et des espèces apporte d’autres informations sur les milieux concernés.
Kering présente ces domaines à travers des stratégies dédiées et des outils de mesure. L’Environmental Profit & Loss, ou EP&L, vise à quantifier les impacts environnementaux du groupe le long de sa chaîne de valeur et à leur attribuer une valeur monétaire. Les résultats reposent sur un périmètre, des données et des conventions méthodologiques qui accompagnent leur lecture.
Cette approche permet de rapprocher plusieurs catégories d’impacts dans un cadre commun. Une donnée monétaire issue de l’EP&L et une mesure physique, comme un volume d’eau ou une quantité d’émissions, conservent toutefois des fonctions différentes. Leur présentation demande de préciser l’indicateur utilisé et la période étudiée.
Dans ses priorités publiées en 2026, Kering maintient une trajectoire climatique visant le net zéro à l’horizon 2050. Les leviers présentés comprennent notamment l’efficacité des ressources, les matières, les procédés et les services circulaires. Ces orientations concernent des activités dont les émissions se répartissent entre les opérations du groupe et ses chaînes de valeur.
La lecture climatique distingue les émissions directes, celles liées à l’énergie achetée et les autres émissions indirectes. Une intervention dans une boutique et une évolution dans une filière de matière ne portent donc pas sur les mêmes postes. Les résultats doivent conserver leur catégorie, leur année de référence et leur méthode de calcul.
Pour l’eau, Kering a présenté une stratégie spécifique en avril 2025. Le groupe annonce un travail sur dix bassins hydrographiques prioritaires, avec une ambition d’impact positif net dans ses régions clés en 2035, puis à l’échelle mondiale en 2050. Ces échéances décrivent les objectifs du programme.
Le bassin de l’Arno, en Toscane, constitue un premier territoire d’application. Kering y situe son premier Water Resilience Lab, développé avec Conservation International. Le dispositif associe analyse des enjeux, concertation et préparation d’actions locales, dans une région où se trouvent notamment des tanneries et des fournisseurs.
Le groupe vise une réduction de 21 % des prélèvements d’eau douce de ses opérations directes dans ce bassin d’ici à 2030, par rapport à la moyenne de 2018 à 2022. Dans son document d’enregistrement universel 2025, il publie pour ce périmètre un niveau supérieur de 3 % à cette référence. L’objectif et le résultat annuel correspondent ainsi à deux repères distincts.
La gestion de l’eau s’inscrit dans une géographie locale. La disponibilité de la ressource, les saisons, les usages agricoles et industriels, ainsi que les besoins des populations participent au contexte d’un bassin. Les actions sur les prélèvements et les rejets doivent être décrites avec les installations et les usages concernés.
La stratégie biodiversité de Kering, présentée en 2020, s’organise autour de quatre étapes : éviter, réduire, restaurer et régénérer, puis transformer. Ce cadre aborde les relations entre les activités, les ressources naturelles et les écosystèmes. Ses applications se découvrent à travers les programmes et les territoires documentés.
Le Fonds Régénératif pour la Nature, lancé en 2021 par Kering et Conservation International, constitue l’un de ces dispositifs. Il soutient des projets agricoles associés notamment au coton, à la laine, au cuir et au cachemire. Les financements sont destinés à accompagner des producteurs, des organisations et des porteurs de projets dans l’évolution de leurs pratiques.
Conservation International présente le fonds à travers ses projets et les matières concernées. Cette lecture donne accès aux communautés agricoles, aux terres cultivées et aux pâturages dans lesquels les programmes sont déployés. Les surfaces couvertes par un projet, les pratiques mises en place et leurs résultats écologiques constituent des informations complémentaires.
Le suivi d’une démarche agricole demande de tenir compte du terrain. Les caractéristiques du sol, le climat, les espèces présentes et les modes de production orientent les interventions possibles. Les observations successives permettent ensuite de documenter les évolutions selon les indicateurs retenus pour chaque programme.
Dans ce dossier, Gloss Planète & Engagements présente les démarches environnementales de Kering à travers leurs cadres, leurs territoires et leurs publications. L’EP&L renseigne sur une méthode de mesure ; la stratégie Eau conduit vers les bassins prioritaires ; le Fonds Régénératif pour la Nature ouvre la lecture vers les filières agricoles. Chaque dispositif conserve ses objectifs, ses partenaires et ses conditions de suivi.
Une fibre conduit vers une terre.
Un prélèvement appartient à un bassin.
Une activité mobilise de l’énergie.
Les données et les observations
donnent à ces relations
un lieu, une période et un périmètre.
© Gucci| Source Instagram: @gucci
Kering : Engagements, Savoir-Faire Et Environnement, Les Sources Du Dossier
Savoir-Faire & Transmission
Les opérations de fabrication se découvrent à travers les métiers et leurs parcours d’apprentissage. L’école de tailleurs de Brioni, l’Accademia Labor et Ingenium et la Kering Accademia per le Eccellenze précisent plusieurs cadres de transmission des compétences.
Matières, Filières & Innovation
La composition et le parcours des ressources apportent deux lectures complémentaires des matières. Les standards, les dispositifs de traçabilité et les laboratoires documentent les exigences d’approvisionnement et les recherches sur les textiles et les procédés.
Écoconception & Économie Circulaire
Les choix de conception et les services accompagnent différents parcours des produits. Les exemples de Gucci et de Bottega Veneta permettent d’aborder la fabrication, la remise en circulation des matières et le suivi des pièces après leur acquisition.
Climat, Eau & Biodiversité
Les outils de mesure et les programmes territoriaux précisent les relations entre les activités et leur environnement. La stratégie Eau et le Fonds Régénératif pour la Nature ouvrent la lecture vers les bassins hydrographiques, les cultures et les pâturages.
La Méthode Éditoriale Gloss
Ce dossier s’appuie sur les publications de Kering, de ses Maisons et des partenaires cités. Il présente les relations entre création, compétences, matières et territoires, en donnant accès aux références utilisées pour documenter les quatre domaines.
Les orientations du groupe et les réalisations des Maisons conservent leur périmètre. La formation chez Brioni, les services de Bottega Veneta et les projets de Gucci sont attribués aux activités concernées. Leur présence dans un même dossier permet de parcourir plusieurs applications, avec leurs calendriers et leurs modalités propres.
Les dispositifs de transmission sont décrits selon leurs publics, leurs contenus et leur organisation. La réouverture de l’école Brioni en septembre 2024 est replacée dans la publication qui présente cette promotion. L’Accademia Labor et Ingenium et la Kering Accademia per le Eccellenze correspondent à d’autres cadres de formation, dont les parcours restent identifiés.
Pour les matières, les standards définissent des exigences et des orientations. Les informations de traçabilité concernent les origines et les étapes documentées ; les recherches des laboratoires portent sur les compositions, les propriétés et les procédés. Ces éléments sont présentés selon leur fonction, en conservant la version et la date des documents lorsqu’elles sont précisées.
Les démarches de circularité sont distinguées selon les opérations réalisées. Réemployer une matière disponible, transformer des fibres, réparer une pièce et organiser une revente mobilisent des moyens différents. Les services sont décrits dans le cadre des conditions publiées et des produits concernés.
Les données environnementales restent associées à leur indicateur et à leur référence de comparaison. Une valeur issue de l’EP&L, un volume d’eau prélevé et une surface couverte par un programme agricole apportent des informations de nature différente. Les méthodes et les périmètres accompagnent leur interprétation.
Les objectifs annoncés sont présentés comme des trajectoires. Les résultats publiés renseignent sur une période écoulée, tandis que les échéances futures décrivent les engagements à suivre. Les documents rétrospectifs et les orientations présentées en 2026 sont ainsi replacés dans leur calendrier respectif.
Les publications des partenaires complètent celles du groupe. Conservation International décrit notamment le Fonds Régénératif pour la Nature et les projets agricoles qu’il accompagne. Cette source permet de prolonger la lecture vers les ressources, les producteurs et les territoires concernés.
Comprendre, émerveiller, transmettre : cette intention guide le regard de Gloss Planète & Engagements. Les descriptions donnent accès aux gestes et aux matières ; les références précisent les acteurs, les actions et les périodes. Elles permettent d’approfondir chaque sujet et de suivre l’évolution des publications.
Le dessin conduit vers les ateliers.
La matière relie des lieux de production.
L’usage ouvre d’autres parcours.
Les sources précisent ces relations,
les acteurs qui y participent
et les périodes auxquelles elles se rapportent.
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Dernière Consultation Des Sources Du Dossier
25 octobre 2026





































